François Hollande a annoncé une réforme territoriale. Nous pourrions croire à une blague étant donné qu’une des premières décisions de notre président a été de supprimer la réforme prévue par Nicolas Sarkozy (la création des conseillers territoriaux). N’oublions pas non plus que le PS ne s’était pas positionner clairement lors du référendum pour la fusion des Bas-Rhin, Haut-Rhin et de l’Alsace.

 

Evidemment, il ne faut pas être dupe, l’un des moteurs de cette réforme est le gain du temps pour tenter de limiter la casse en décalant les élections départementales (que le gouvernement changera pour la deuxième fois en deux ans) et régionales d’un an.

 

De l’autre côté, nous voyons l’UMP commencer à s’interroger à haute voix sur le bien-fondé de l’idée présidentielle alors qu’elle s’était positionnée pour la « Collectivité Territoriale d’Alsace ». Est-ce par systématisme ? Alors que l’Allemagne est toujours citée en exemple par l’UMP, il semblerait que son système fédéraliste ne soit plus si intéressant.

 

Aujourd’hui nous avons besoin de régions fortes afin de créer des synergies. Nous avons besoin de régions fortes pour aller chercher des aides européennes. Nous avons besoin de régions fortes qui prennent plus de compétences (dont celles des départements).

 

Alors oui, même si le motif n’est pas forcément le bon, il est urgent d’accélérer sur cette réforme territoriale

Réforme territoriale : un peu de cohérence s’il vous plait !
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