Cet automne, les adhérents UDI éliront leur président. Il y aura plusieurs candidats, plusieurs projets. C’est important de choisir et cela en toute quiétude sans heurt, sans haine. Alors que les débats entre les partis ne se résument qu’à des monologues successifs dénués d’écoute, ce moment doit permettre un débat interne fort.

Par contre, il est important de ne pas berner les adhérents et j’espère sincèrement que les différents candidats ne tomberont pas dans les propos démagogiques. La célèbre anaphore de François Hollande ne doit pas être reprise surtout pour promettre n’importe quoi

  • « Moi président de l’UDI, je ne serai pas candidat à la Présidentielle ». Non seulement ce serait dommage de mettre de côté une personnalité simplement parce qu’elle a été élue par les militants. De plus, on sait qu’en politique, il est fréquent que des engagements de ce type ne sont pas tenus.
  • « Moi président de l’UDI, il y aura un candidat de l’UDI à la Présidentielle quoiqu’il arrive ». On sait que les militants veulent soutenir pleinement un candidat à la Présidentielle et qu’il s’agit d’un vrai leitmotiv. Pour autant, avec un FN en mesure de qualifier au second tour, il faudra réfléchir à un possible 21 avril à l’envers ou du moins à l’inquiétude que cela peut créer et donc susciter un vote utile. Responsables, nous ne devrons pas laisser un choix PS / FN aux Français.
  • « Moi président de l’UDI, je fusionnerai tous les partis politiques adhérents à l’UDI ». Ce n’est pas de la compétence du président mais bien des partis. Alors bien sûr, le président peut inviter les partis à le faire mais le feront-ils ? Le Parti Radical a toujours refusé de fusionner dans un grand parti (dans l’UDF ou même dans l 'UMP dans l’histoire récente). S’il ne fait pas, les autres passeront-ils le cap ? De plus, on voit bien avec les exemples de l’UMP et du PS qu’un parti unique n’empêche pas, vraiment pas, les distensions internes et les guerres de chapelles.

Après il faudra se poser la question des alliances avec l’UMP et/ou le Modem. Il faudra se poser la question des prochaines échéances électorales car nous serons à un an des élections régionales et départementales. Chacun devra se positionner, cela nous permettra de voir la cohérence. Exemple : si un candidat porte une alliance avec le Modem, il ne pourra sur sa région appeler à l’union dès le premier tour avec l’UMP (ou le contraire).

Alors bien sûr, on peut débattre de ces points et être moins tranché que moi sur ces sujets mais il y a tout de même la raison. Débattons sereinement et cela sera excitant, enrichissant (pas à la mode Bygmalion…). Ainsi la guerre des égos, prédite par des esprits chagrins, n'aura pas lieu . Soyons collectifs car nous sommes tous UDI.

Attention aux « Moi, président de l’UDI ».
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