Cette période est compliquée pour les politiques et d’ailleurs certains le méritent. Hélas, comme souvent, c’est une majorité qui paye pour une minorité. Que les partis aient gagné ou perdu les élections, ils sont touchés. Bon gré mal gré, les partis politiques veut devoir évoluer.

 

Le FN se déchire en famille

Le FN se met à nu et va vivre quelques moments difficiles entre les partisans de la dédiabolisation et ceux qui préfèrent assumer. Le père pensait pouvoir garder la main sur le parti mais la fille est plus douée qu’il ne le pensait et ne se laisse pas faire. Du plus, il n’est pas certain que les militants du FN déjugent le père fondateur.

 

UMP : Quel leader et quelle ligne ?

L’UMP vit aussi des moments difficiles. L’affaire Bygmalion a poussé à la décapitation de la tête d’un parti en difficulté : finance en berne suite à de mauvaises élections législatives, ambiance délétère motivée par des ambitions personnelles. Nombreux sont les prétendants au poste de président de l’UMP (d’ailleurs certains ont de vraies qualités). Cette lutte interne se joue avec un Nicolas Sarkozy dans un rôle de spectateur-acteur omniprésent. De nombreux rebondissements sont à venir et cela s’annonce épique.

 

Le PS : Une majorité déboussolée ?

Cela fait longtemps que la gauche du PS n’avait pas fait acte de défiance. Mais que l’on se rassure, cela ne va tarder. En effet, les mesures prises pour réduire les déficits n’ont pas été concluantes étant donné que le gouvernement n’a joué que sur l’augmentation des rentrées fiscales (regardez vos feuilles d’impôts pour valider) et non sur les économies. Il va donc falloir apprendre à moins dépenser. Cela va être difficile surtout avec les annonces électorales qui ont eu lieu pendant les européennes. D’ailleurs pour le travail sur le budget 2015, les « frondeurs » ont déjà annoncé de gros amendements.

 

Le Centre : Rien n’y est jamais simple

Les deux composantes de l’Alternative composée de l’UDI et du MODEM vivent une situation différente. Grace à une excellente négociation (pour le MODEM donc mauvaise pour l'UDI), le MODEM fait ré-élire ses 4 eurodéputés tandis que l’UDI en laisse 4 sur le carreau et n’en sauve que 3 (messieurs Arthuis, Cavada et Riquet). Dur à vivre pour certains UDI qui vont devoir choisir un successeur à Jean-Louis Borloo … Cette élection est importante et nécessaire pour que le parti ait un chef élu par les militants. Tout cela se prépare dans un climat serein. Cela change. Par contre, le MODEM lui ne change pas et n’a toujours pas défini une ligne claire. Pour une vraie recomposition du centre, de l’UDF, il faudra que le parti orange soit clair.

 

Donc d’ici quelques semaines, les partis politiques vont connaitre des évolutions. Espérons qu’elles soient positives...

Les partis politiques doivent changer !
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