Dans quelques semaines, je voterai, nous voterons pour désigner le nouveau président de l'UDI. Il s'agira d'un homme évidemment puisqu'il faudra choisir entre Jean-Christophe, Jean-Christophe, Hervé et Yves. Mine de rien, il y a de la qualité et l'UDI peut se féliciter de la façon dont se passe la campagne et de la consistance des candidatures.

Il va falloir choisir et ce n'est forcément évident pour tout le monde. Comme les candidats sont de fins politiques, ils ont écouté les attentes des militants et cherchent donc à y répondre. Peut-on leur en vouloir ? Non bien au contraire mais parfois il s'agit d'attentes peu réalistes et les réponses pourraient hélas être peu vraisemblables.

Il y aura forcément des nuances dans les programmes, il y aura peut-être des idées lumineuses qui feront la différence. Mais nous faisons de la politique et nous savons tous que les promesses réalisables à un instant T ne le sont plus à T + 1. Même si nous ne sommes pas de ceux qui disent blanc en pensant noir, le temps apporte parfois des données différentes qui obligent à des réponses différentes. Donc oui, le futur est forcément incertain.

Lorsque l'on vote à une élection, c'est évidemment pour préparer l'avenir avec un corpus idéologique mais comme nous venons de le voir, il nous faut surtout penser à nous adapter pour promouvoir nos idées, nos valeurs. Et là, quoi de mieux que de regarder le passé proche pour observer l'histoire récente du centre et de la droite centriste.

Ce que j'ai vu de ma lucarne depuis des années m'a convaincu. En 2007, j'étais adhérent au Parti Radical depuis quelques années. Lors de l'élection présidentielle, j'ai voté François Bayrou alors que mon parti appelait à soutenir Nicolas Sarkozy dès le premier tour. De loin, j'ai assisté au non-choix de François Bayrou et à la décision d'Hervé Morin et d'autres parlementaires de créer un mouvement centriste soutenant Nicolas Sarkozy. De loin, j'ai souri aux moqueries concernant la présentation de multiples candidats de cette nouvelle formation lors des législatives qui suivirent et pourtant…

… Pourtant c'est ainsi que des centristes indépendants de l'UMP ont réussi à former un groupe à l'Assemblée Nationale. C'est ainsi que le centre droit avait de nouveau un toit.

Plus tard, lors des élections européennes de 2009 et lors des régionales de 2010, j'ai vu la volonté d'Hervé et de ses proches de faire élire des centristes. Les négociations ont parfois été longues mais ils ont toujours obtenu des résultats intéressants et ils ont permis au centre droit indépendant d'exister. Il suffit de voir le nombre de sièges de députés, conseillers régionaux et députés européens, obtenus entre 2007 et 2010. C'est d'ailleurs en 2010 que j'ai rejoint le Nouveau Centre car je ne pouvais plus rester dans un parti trop UMPiser (c'est moche comme néologisme mais c'est assez parlant). Ce fut d'ailleurs un plaisir de voir que le 14 mai 2011, le Parti Radical a fait la même démarche.

En août 2010, Hervé Morin a été le seul ministre à prendre ses distances avec le discours de Grenoble. D'autres se sont tus ou ont parlé de discours équilibré. Il faut remercier Hervé d'avoir osé t'interroger et d'avoir perdu ton fauteuil de ministre en voulant absolument que les valeurs du centre clair, du centre droit soient portées à la Présidentielle.

Après Jean-Louis Borloo a su rassembler les centristes grâce à son image et au travail de tous les hommes (et bien d'autres…) qui sont candidats aujourd'hui à la succession de Jean-Louis. Hélas, cela n'a pas débouché sur une candidature en 2012.

Au niveau national, Hervé a toujours fait le travail pour et avec son équipe. Il n'a jamais rechigné à aller sur le terrain pour nous soutenir, pour nous aider. A chaque fois qu'il a dit une chose, il a tenu son engagement sans chercher à se défiler grâce à un artifice ou à un argument dérisoire. Pourtant, il s'est déplacé dans des zones recluses où il n'y avait aucune chance de victoire.

Je n'ai jamais été "fan de". Par contre, je sais dire quand quelqu'un fait le boulot. Hervé n'est peut-être pas le seul à le faire mais il est toujours resté fidèle à sa ligne de conduite et c'est important surtout lorsque l'on construit un nouveau parti, que l'on fortifie un jeune parti et que l'on mène ce parti vers un avenir où le centre droit jouera un rôle central.

Alors je ne peux dire que : "Autour d'Hervé Morin, bâtissons l'UDI. "

Bâtissons l'UDI ensemble
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