229970C-Double_Face_colpor.jpgA 180 jours du premier tour de l’élection présidentielle, les socialistes commencent déjà à se répartir les postes. François Hollande président de la République et Ségolène Royal présidente de l’Assemblée Nationale sont les premières nominations. Peut-être allons-nous découvrir rapidement le gouvernement avec Manuel Valls à l’intérieur et André Vallini à la justice. Les socialistes sont persuadés de gagner en 2012. Cela ressemble un peu à de la suffisance.

Les socialistes ont tout de même un léger problème. Pour le moment, ils ne sont pas d’accord avec leurs partenaires. D’ailleurs on peut s’interroger sur l’intérêt de négocier en termes de programmes et de circonscriptions avant de connaitre l’adhésion des Français à des idées présentées lors de l’élection présidentielle. Les Verts basent leur programme sur la fin du nucléaire et considère qu’il s’agit d’un passage non-négociable pour un accord de gouvernement mais si le score d’Eva Joly ressemble à celui de Dominique Voynet en 2007 (1.57%) cela voudra dire que leurs idées n’ont pas séduit. Ils ne seront plus incontournables.

Revenons deux minutes à la distribution de postes qui s’effectue rue de Solférino. La seule chose qui expliquerait cela autrement que par l’arrogance, ce serait une campagne présidentielle nouvelle. Au lieu d’aborder cette élection en disant que c’est la rencontre d’un homme avec le peuple, les socialistes ont peut-être prévu de nous présenter une candidature de François Hollande et de son équipe gouvernementale en cas de victoire. Cela pourrait être intéressant de voir la place qu’occuperait ou non un Benoit Hamon, l’espace réservé au Front de Gauche et à Europe-Ecologie-Les-Verts voire au Modem de François Bayrou.

Quand on y réfléchit, ce ne serait pas stupide et même plutôt honnête car les ministres jouent un rôle très important et la composition d’un gouvernement éclaire sur les futures orientations et sur la manière dont sera exercé le pouvoir.

Alors courage ou arrogance ?

 

Mise à jour : Benoit Hamon s'est exprimé hier pour légitimer le retour de Ségolène Royal à l'Assemblée Nationale " il va y avoir une période assez enthousiasmante pour la gauche - même si elle sera difficile, éprouvante aussi, car ce sera la crise -, qui permettra au pays de renouer avec le progrès social." On peut déduire que lui aussi voit déjà la gauche à l'Elysée. Nous nous penchons donc vers de la suffisance.

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