economie.jpgLa date fatidique est arrivée. Louis Gallois remettra son fameux rapport lundi. Celui-ci a déjà été commenté, rejeté, modifié. Les premières pistes évoquées par la presse ont été, gentiment mais sûrement, balayées par le gouvernement. C’est d’ailleurs intéressant de voir que le gouvernement n’a pas attendu d’examiner la cohérence globale des propositions pour en rejeter quelques pans.

 

Nous savons déjà que le gouvernement n’envisage pas un « choc de compétitivité ». En écoutant les ministres, on comprend qu’ils nous préparent tranquillement à oublier d’être ambitieux pour notre économie. Comme cela fait plusieurs fois qu’un membre du gouvernement nous rappelle que la compétitivité ne se résume pas aux coûts salariaux, nous pouvons imaginer que la baisse des charges ne sera pas une priorité. C’est dommage.

 

Il faut tout de même être conscient d’une chose : en période de budget serré, si le gouvernement choisit de faciliter la création de richesse (il faut un minimum de richesse pour partager, sinon on ne partage que de l’air) alors il faudra récupérer des milliards ailleurs. Cela peut se faire via une hausse de la TVA (les députés PS ont supprimé cette loi dès leur arrivée au pouvoir), par une hausse de la CSG, par des coupes supplémentaires dans les budgets.L'avantage de la TVA sociale réside dans le fait de faire payer notre régime social par les importations.

 

Le Président Hollande prendra-t-il ses responsabilités ? La réponse sera connue mardi après un séminaire. Aura-t-il l’outrecuidance de nous proposer une nouvelle commission pour travailler sur les propositions ?

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