229970C-Double_Face_colpor.jpgComme tous les médias parlent de l’intervention nécessaire au Mali, j’ai décidé d’évoquer un autre sujet : les finances de l’Etat. En pleine tempête médiatique, entre la vie de nos militaires et le mariage pour tous, messieurs Moscovici et Cahuzac ont annoncé que le déficit de l’Etat (donc l’écart entre les dépenses et les rentrées d’argent sur un an) a dérapé d’un milliard d’euros par rapport au budget pour atteindre selon les projections plus de 87,2 milliards d’euros.

 

Si le climat financier est favorable et permet à la France d’emprunter avec des taux et donc des coûts moins élevés (économie de 2,5 milliards par rapport aux prévisions), les dépenses ne sont inférieurs que de 0,3 milliards d’euros. Donc s’il y a moins de dépenses, ce n’est pas dû à une rigueur budgétaire mais aux marchés financiers. Y aura-t-il un socialiste pour remercier la méchante finance érigée pendant la campagne par François Hollande comme l’ennemi numéro 1 ?

 

Pour expliquer le milliard supplémentaire de déficit (c’est étrange comme à ce niveau-là, les chiffres deviennent abstraits. Cela représente environ 100 000 Peugeot 208), il faut donc regarder les recettes plus faibles qu’attendues. C’est les revenus de la TVA qui ont chuté donc la consommation. Si le gouvernement se satisfait de la hausse des rentrés fiscales dues à l’impôt sur les sociétés (IS), il faut tout de même bien comprendre que les indicateurs sont mauvais. L’IS est payé après l’exercice fiscal donc les rentrées de 2012 sont les bénéfices de l’année 2011 (je simplifie un peu car cela dépend de la fin des exercices de chaque entreprise mais c’est le principe). Alors que la TVA se paye dans les semaines suivant la fin de chaque mois.

 

Donc attention, nos entreprises ne vont pas si bien que pourrait le faire imaginer certains chiffres.

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