carte-electorale-2007.jpgJean-Luc Mélenchon flirte avec le podium. Il disputera selon toute vraisemblance cette place avec Marine Le Pen même si la poussée rapide du candidat du Front de Gauche semble se tasser un peu. François Bayrou a connu le même sort en connaissant un passage de 7 à 14 % (dans les sondages) et en se stabilisant maintenant aux alentours des 10-11%. Quel sera le score de JL Mélenchon ?

 

 

- Le pour

 

 

C’est la révélation de cette campagne. Il a fait revivre les intentions de vote pour l’autre gauche. Rappelons tout de même que Marie-George Buffet n’avait recueilli que 1,93 %. Il y a aussi le côté bateleur du candidat. Il a été précurseur au niveau des réunions en plein air qui regroupent des dizaines de milliers de personnes. Il faut aussi noter la vidéo de soutien de Victoire Passage qui change totalement des clips de soutien.

 

 

- Le contre

 

 

Evitons l’argumentation simple du : « le communisme a toujours échoué là où il a été appliqué ». Jean-Luc Mélenchon promet de renverser le système donc l’argument historique serait peu audible. Jean-Luc Mélenchon promet du rêve à une France inquiète pour son avenir. A-t-on besoin d’un président rêveur ou d’un président pragmatique ? D’ailleurs même si l’on a besoin de rêver, en a-t-on la capacité ? Autant, je considère que ceux qui gagnent 360 000 € par an, ont bien de la chance, autant je ne pense qu’il s’agisse de vol (dans la très grande majorité des cas). Dans un monde « international » où les multinationales débauchent les hauts cadres pour leurs qualités, peut-on se permettre de fixer un tarif à partir duquel les entreprises françaises ne pourront pas rivaliser. On connait déjà ce phénomène dans le football. Les clubs français ne peuvent pas s’aligner sur les Espagnols ou les Anglais (à cause des taxes et de la réglementation qui oblige les clubs à être sains financièrement). Résultat, notre championnat de France ne peut attirer les grands joueurs et nous ne voyons plus nos clubs rivaliser avec l’élite lors des coupes européennes. Est-ce que l’on veut pour nos entreprises, sachant que là des emplois sont en jeu ?

 

 

Enfin, si certains candidats passent leur temps à diviser les habitants de France entre les Français et les autres, le candidat du Front de Gauche n’hésite pas non plus à diviser le monde salarial entre les patrons d’un côté et les employés de l’autre. Or dans la réalité, ils ne sont pas opposés mais complémentaires. Sans patron, pas d’emploi et sans salarié pas de possibilité de développement.

 

 

Alors dimanche, on vote Jean-Luc Mélenchon ou pas (plutôt pas, d'ailleurs) ? N’oubliez pas que vous avez le pouvoir de vous exprimer alors faites-le !

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