blabla.jpgLe 23 mars puis le 30 mars, les électeurs pourront s’exprimer, soutenir ou marquer une défiance. Alors souvent les candidats promettent plus d’écoute, plus de concertation. Mais à entendre les habitants (notons la différence entre habitants et électeurs), ces promesses meurent lorsque le scrutin se termine tel un projet éphémère. Pourtant, si les élus locaux ne donnent pas la parole aux habitants, il ne faut pas s’étonner du rejet de la politique.

 

Les femmes et les hommes politiques nationaux ont bien conscience de cette fracture. Ils incitent les élus locaux à se rapprocher du terrain. Pour cela, des lois ont été créées. Ainsi dans une ville de plus de 20 000 habitants, un poste de maire – adjoint supplémentaire peut être créé pour s’occuper des quartiers. Dans les villes de plus de 80 000, c’est même obligatoire. 

 

Même la CAF, dans sa circulaire n°2012-013 de juin 2012 relative à l’animation de la vie sociale pousse à une participation plus active des habitants à la vie de la cité, du quartier, de la ville. Une ville, ce n’est pas seulement des murs que l’on dresse ou que l’on casse. Une ville, ce n’est pas seulement des rues que l’on traverse ou des logements où l’on dort. Une ville, c’est surtout un lieu de vie où l’on peut s’épanouir à tout âge, sans craindre pour sa sécurité, sans marcher entre les détritus, etc…. Qui mieux que les habitants peut se prononcer pour dire ce qu’attendent les habitants ? 

 

Alors oui, il faut donner la parole aux habitants. Oui arrêtons les affichages électoraux et passons à une écoute active. De plus, en tendant régulièrement l'oreille, on passera des demandes individuelles classiques (poubelles, trottoires, propreté, etc...) à des demandes plus réfléchies sur l'avenir du quartier.

 

Ensemble, écoutons les habitants. 

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