Boulon.jpgLa primaire socialiste a permis aux Français de découvrir des candidats, des idées et de choisir François Hollande pour représenter la gauche… enfin non il représentera le PS et le PRG aux prochaines élections présidentielles. Les verts et la gauche de la gauche qui ont tout de même participé au vote auront chacun leur propre candidat.

Toutes les propositions émises ne sont pas additionnables et sont parfois antinomiques. Evidemment dans les conditions économiques actuelles, il est important de bien chiffrer les idées. L’UMP a décidé de rendre service au PS en effectuant le calcul lors d’un show télévisé qui a eu lieu hier après-midi. On s’en doute les traits ont été un peu grossis et l’exercice avait pour but de dénoncer l’irresponsabilité des propositions socialistes.

D’ailleurs dès les questions au gouvernement, les députés et les ministres de l’UMP n’ont fait que piquer les socialistes. On peut y voir une forme d’hommage. Mais le rôle d’une majorité est-elle de devenir l’opposition à son opposition ? Peut-être ne se sent-elle plus en majorité et se prépare déjà à son rôle présumé d’après 2012 ?

S’il faut dénoncer les promesses couteuses et irréalisables, je ne suis pas persuadé que ne proposer que critiques acerbes soit constructif. De plus, l’état des finances européennes étant fluctuant, il a de fortes probabilités que la situation d’aujourd’hui ne soit pas celle d’avril 2012 et que les programmes varieront au fil des baisses ou des hausses de prévisions de croissances.

L’important pour l’instant est d’assurer les finances publiques en revenant sur un budget 2012 trop optimiste. Plus que la fameuse note AAA, c’est surtout les taux d’emprunt qui sont en jeu. C’est aujourd’hui que l’on assure les moyens financiers des années à venir et donc des possibilités d’actions.

 

Petite autosatisfaction : le Nouveau Centre, par la voix de Charles de Courson, a demandé que l'on s'intéresse de près au budget 2012 en le retravaillant avec une prévision de croissance bien moindre.

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