Boussole2.jpgLes rapports se suivent et se ressemblent. Pourtant, des décisions contraires aux préconisations sont annoncées. Prenons un exemple pour illustrer mon propos : la Cour des Comptes (menée par Didier Migaud, ancien maire, ancien président d’intercommunalité et ancien député socialiste) a rendu un rapport assez complet, assez argumenté. Ainsi  elle explique "le problème n'est pas celui du nombre d'enseignants ou d'une insuffisance de moyens : la réduction du nombre d'enseignants au cours de la révision générale des politiques publiques comme son augmentation programmée sur cinq ans sont vaines si elles se font à règles de gestion inchangées. C'est l'utilisation des moyens existants qui pose problème".

 

Résultat qu’annonce le ministre de l’éducation : que l’on embauche 10 000 personnes de plus.

 

Par contre, dans le budget 2014, les premières pistes évoquées pour le budget 2014 prévoient une quasi-stabilisation (+0.15%) de la masse salariale. Sachant que, malgré le gel du point d’indice, qui sert de référence pour les traitements des fonctionnaires, la masse salariale augmente forcément par l’ancienneté.  Si en plus, on annonce de nouvelles embauches, comment peut-on espérer être à l’équilibre ?

 

Soit on se prépare déjà à ne pas respecter le budget de 2014, soit un plan de non-renouvellement de départ à la retraite d’ampleur est dans les tuyaux soit une austérité forte sera demandée aux fonctionnaires. Christian Eckert (PS) table sur 13 158 suppressions de postes pour 9949 embauches. Donc il faut faire attention aux sous.

 

C’est donc à l’heure où il faut faire des efforts, le ministre de l’éducation prévoit d’embaucher (peut-être est-ce pour lutter contre le chômage ?) alors que la Cour des Comptes ne le juge pas utile.

 

 

 

Rappelons tout de même que si les fonctionnaires sont bien souvent pointés du doigt, ils ne sont pas tous à mettre sous la même enseigne. La fonction publique de l’État affiche le salaire net mensuel moyen le plus élevé (2 459 euros en 2010), suivie par les établissements publics de santé (2 205 euros), le secteur privé (2 082 euros) et la fonction publique territoriale (1 800 euros) selon la documentation française.

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