229970C-Double_Face_colpor.jpgIl est difficile de suivre le candidat socialiste. Tant au niveau du programme que des alliances, le pas est rythmé mais inconstant. Prenons l’accord PS –EELV pour illustrer cette idée. Dans un premier temps, le président du Conseil Général de la Corrèze a imposé à ses partenaires verts d’oublier la fin du nucléaire. Ensuite, les socialistes se sont rendus comptes qu’ils s’étaient fourvoyés en signant la fin du MOX.

 

Maintenant François Hollande prend ses distances avec l’accord signé en rappelant qu’il n’est pas le candidat du Parti Socialiste, ce qui implique qu’il n’est pas tenu par le texte PS – Vert. Qu’Eva Joly ne se sente pas concernée par l’accord, n’ayant pas impactée sur le texte, est normal mais qui peut prétendre que François Hollande n’a eu aucun poids dans le texte ? Peut-on rappeler que les négociateurs de Solférino étaient des proches du vainqueur de la primaire socialiste ?

 

Autre pas de danse intéressant : François Hollande ouvre la porte à François Bayrou. Si le Béarnais appelle à voter au second tour pour le socialiste, alors il aurait toute sa place au sein du gouvernement. Evidemment, les partenaires habituels et même certains socialistes se sont révoltés. Ils ne comprennent pas la potentielle majorité présidentielle. D’ailleurs, il serait intéressant que François Hollande soit clair sur la majorité qu’il veut créer, sur l’équipe qu’il veut mettre en place en cas de victoire pour que les Français sachent vraiment pour qui ils votent.

 

François Hollande doit-il choisir le Modem ou le Front de Gauche si ces deux partis sont incompatibles ?

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