229970C-Double_Face_colpor.jpgAprès les Anglais, les Belges se proposent d’accueillir nos hommes et femmes fortunés. A qui le tour ? Il ne s’agit même plus d’appels du pied discret smais bien de gestes ostensibles. Nous, Français, avons tout saisi. Au lieu de chercher à comprendre pourquoi des capitaux quittent la France, nous préférons les critiquer. Nous restons dans la recherche des coupables et non dans la recherche de solutions. D’ici que l’on nous dise que les difficultés de la France sont dues à tous les expatriés (fiscaux, familiaux ou pour le travail), il n’y a qu’un pas que certains franchiront sûrement.

 

 

Gérard Depardieu n’est que la partie visible et médiatique du phénomène. Depuis septembre, il y a une hausse de 15 à 20 % de demandes de nationalité belge de la part des Français. Mais au fond, cela change quoi un foyer fiscal qui déménage ?

 

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  • Le foyer ne paye plus (ou peu) l’impôt sur le revenu, ni l’ISF donc moins de rentrées fiscales pour le pays.
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  • Le foyer employait sûrement une ou plusieurs personnes (majordome, auxiliaire de vie, etc…). Ces emplois n’existent donc plus. Soit ces personnes connaissent le chômage soit elles connaissent aussi l’exil (donc moins de rentrées fiscales pour le fisc).
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  • Le foyer ne consomme plus. S’il garde un point d’ancrage en France, il consomme moins mais il y une véritable baisse de chiffres pour les commerçants aux alentours. Cela provoque risque de fermeture de commerces et/ou baisse du chiffre d’affaire, du potentiel bénéfice et ainsi baisse des impôts sur les entreprises. Encore moins de rentrées de fiscales.
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Il ne faut pas moins de riches en France mais moins de pauvres. Il faut se fixer comme objectif de tirer le pays vers le haut et non vers le bas. Il faut cesser de critiquer la richesse, la création, l’innovation, la réussite. Cela ne pousse pas ceux qui réussissent à s’investir en France. Il faut aussi cesser de créer des systèmes qui permettent à certains de vivre sous perfusion du système, à ses dépens. Le système ne doit pas se résumer à une toile d’araignée qui rattrape ceux qui tombent sans leur permettre de repartir mais à un trampoline qui pousse au rebond.

 

 

Aujourd’hui ni les discours, ni les faits n’incitent à retenir ceux qui réussissent et ceux qui peuvent réussir. D’autres l’ont compris et en profitent soit en attirant nos talents (sports, informatiques, etc..) soit en attirant nos hauts revenus et capitaux. Pendant ce temps, nous regardons et nous offusquons.

 

 

A quand le changement ?

 

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