folie.gifParfois, le perpétuel changement de cap est un peu nauséeux. Franchement, nous avons l’impression d’être dans un bateau qui stagne au milieu d’une mer déchainée. Aujourd’hui, nous avons notre bon président qui dit aux investisseurs étrangers : n’ayez pas peur ! Comment peut-on sans rire tenir ce discours ? Alors que les entreprises ont été taxées comme jamais l’année dernière, alors que le taux de marge des entreprises françaises est le plus bas de la zone euro, comment attirer les investisseurs par de beaux discours ?
 
Non, cela ne fait pas sérieux. Prenons un exemple concret dans l’automobile : PSA. Le constructeur est en négociation avec Dongfeng. Le tour de table devrait se concrétiser dans les jours à venir. L’Etat entrerait aussi au capital de PSA afin de ne pas laisser le constructeur dans le giron d’un étranger. Arnaud Montebourg, ministre du redressement (de quoi, on ne sait pas), a clairement dit que « PSA doit rester Français ». Pour résumer : investisseurs, venez en France pour faire de l’argent dans le pays où il y a le moins de taux de marge. De plus, si vous êtes en mesure de prendre la main sur une entreprise française, l’Etat interviendra pour vous en empêcher.
 
Cela fait rêver. Nous voyons bien que nos dirigeants n’ont jamais travaillé en entreprise de leur vie. Nous comprenons aussi qu’ils n’ont jamais investi dans une entreprise avec le risque de perdre de l’argent et donc une rémunération du risque en conséquence. Je sais qu’il serait de mauvais ton de dire la vérité, c'est-à-dire que les entreprises sont considérées au même rang que les contribuables, comme des vaches à lait. Mais à un moment, il est bien compliqué de tenir un discours et de faire exactement le contraire.
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