carte-sejour.jpgDepuis 1981, les socialistes parlent du vote des étrangers aux élections locales et depuis 1981, les étrangers attendent. François Hollande a ressorti la proposition (engagement n°50) sur le vote des étrangers aux élections locales. Evidemment, il n’y a rien de concret. Dalida aurait dit « encore des mots, toujours des mots, rien que des mots ».

 

Je ne sais pas si François Hollande a vraiment l’envie de pousser le vote des étrangers ou s’il s’agit seulement d’un coup politique. On peut se dire que s’il avait eu l’envie de se battre, le Président n’aurait pas attendu à ce point pour attaquer le sujet. Cela doit donc être une tactique politicienne. Dans ce cas-là, est-ce intelligent ? Plutôt.

 

En annonçant le projet d’une loi après les élections municipales, François Hollande réussit deux coups en un. Premièrement, il laisse penser que cette engagement n’est pas enterré et ainsi fait un clin d’œil aux électeurs de gauche. Secondement, cela va favoriser le vote FN. Malin le bougre. Sans même risquer un revers parlementaire, il tente de limiter la casse électorale lors des élections municipales.

 

Ce qui est navrant dans l’histoire, c’est que le vote des étrangers aux élections municipales est avancé pour des raisons électorales et non dans un esprit de construction démocratique. Cela donne l’impression que les étrangers sont aussi bien utilisés par le PS que par le FN pour des fins politiciennens.

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