drapeau-20europe-20et-20carte.jpgLe premier ministre socialiste grec a pris lundi une décision inattendue. Il a choisi de consulter le peuple à propos du plan de sauvetage de la Grèce. En effet, les aides européennes ne sont valables qu’en échange de contreparties nécessaires mais rudes pour les Grecs. Aussi le premier ministre de plus en plus contesté dans la rue, mais aussi et surtout au parlement, tente un coup de poker : le référendum.

Ce n’est pas le fait de consulter les habitants qui est grave mais bien de le faire sans avoir prévenu les partenaires européens qui ont bataillé pour trouver un accord. De plus, il y a un risque que le vote soit détourné par le mécontentement dû aux réformes déjà engagées. Aujourd’hui l’Europe peut paraitre aux Grecs comme une institution imposant une rigueur forte alors qu’en réalité l’Europe a permis à la Grèce de souffler en apportant des euros. De même, il ne faudrait pas oublier que c’est le manque de sérieux des contribuables depuis de nombreuses années qui conduit à une telle situation.

Cela doit nous amener à réfléchir à nos finances publiques. Le Sénat a choisi de rejeter le plan de financement de la Sécurité Sociale. La décision était attendue étant donné que le Sénat n’est pas de la même couleur politique que le gouvernement. Les socialistes justifient leur décision par le trop grand optimisme du plan proposé. A l’Assemblée Nationale, les députés NOUVEAU CENTRE ont choisi de s’abstenir pendant le vote du budget car ce dernier n’est pas équilibré.

D’ailleurs, il est surprenant que soit mis au vote, un budget dont on connait déjà l’obsolescence étant donné que la croissance a déjà été revue à la baisse.

Revenons à nos amis grecs. S’ils votent contre le premier ministre, les Grecs devront sûrement quitter l’Euro et l’Union Européenne. Serait-ce une mauvaise chose. Si tout le monde s’accordent à dire qu’ils seraient perdant, certains économistes se disent que pour l’euro et pour l’union européenne, la nouvelle ne serait pas si mauvaise : « Mieux vaut se couper un doigt gangréné que de perdre plus ».

 

La situation change tellement brusquement et tellement souvent qu'il est impossible aujourd'hui de définir les conditions qui existeront en 2012. Donc les projets qui ont été déjà présenté sont de facto caduques.

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