jacques-chirac.jpgIl est loin le temps où Jacques Chirac faisait plus de 82 % face à Jean-Marie Le Pen. Les élections se suivent, les duels opposant le FN à un autre parti se multiplient. Les scores sont prometteurs pour le parti de la famille Le Pen. Comment peut-on expliquer cela ? Certains diront la crise économique, d’autres parleront de la crise politico-judiciaire. Le FN peut-il encore être considéré comme un vote de ras-le-bol ?

 

Par contre, l’élection de Villeneuve-sur-Lot fait apparaitre une réaction surprenante de la part d’une partie du PS déboussolée par un électoral de gauche qui choisit le vote FN : il faut en finir avec le front républicain. Doit-on comprendre que le PS doit appeler à soutenir les « Le Peniste » ? Ou bien est-ce une façon d’appeler au « ni-ni » ? Nous avions déjà entendu cette idée dans la bouche de leader de l’UMP. Comme quoi, il y a des points communs entre Jean-François Copé et Razzi Hammadi.

 

Dans le cas du FN, il ne s’agit pas de diaboliser la dynastie Le Pen mais bien de regarder le programme proposé qui n’apporte aucune solution même s’il soulève de vrais problèmes. Je ne vais pas ici m’appesantir sur les différences entre l’UDI et le FN, j’aurai l’occasion de le faire plus tard.

 

Revenons au sujet. Je reprends donc une position que j’avais déjà pu exprimer : en mon fort intérieur, je ne peux concevoir qu’un homme politique puisse appeler à ne pas s’exprimer. J’ai du mal à comprendre que des politiques appellent au « non-choix » alors que leur rôle est de toujours prendre les meilleures ou les moins pires initiatives. Si je peux comprendre que des électeurs votent "blanc" ou s’abstiennent par rejet des candidats ou du système, mais il m’est difficile d’interpréter cette position d’hommes et de femmes qui s’investissent au quotidien pour leurs valeurs, pour leur pays.

 

Même si les électeurs sont libres de leur vote, les politiques ont tout de même le droit, et à mon sens le devoir, d’indiquer leur préférence. Maintenant, chacun fait ce qu’il veut mais toutes les positions sont-elles responsables ?

 

Petite pensée pour Jacques Chirac : « Ne composez jamais avec l’extrémisme, le racisme, l’antisémitisme ou le rejet de l’autre.  »

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