arme.jpgLa rentrée se fait en abordant un sujet grave : la Syrie. Cette guerre civile fait chaque jour de nouvelles victimes et des armes chimiques auraient été utilisées par l’un (ou les deux) des deux camps. Le sujet est sérieux, très sérieux et la communauté internationale est divisée, très divisée. Intervenir militairement ou pas ? Si oui quel est l’objectif et quels sont les moyens que l’on se donne ?
 
Tout d’abord, notons bien que les réactions des occidentaux ne sont pas provoquées par le nombre de morts mais bien par le type d’armes utilisées. On parle de moins de 300 victimes par armes chimiques sur des dizaines de milliers de morts. Alors c’est vrai que les armes chimiques ne devraient plus être utilisées mais devraient encore assister à des guerres civiles ? Il n’y a pas de guerres propres où les gens ne souffrent pas.
 
L’utilisation d’armes chimiques doit être la goutte qui fait déborder le vase et qui oblige la communauté internationale à prendre ses responsabilités et à agir unie. Un pays ou deux ne peuvent pas prétendre vouloir faire justice. La France appartient à une organisation (O.N.U) et à une union (U.E). Elle doit donc agir en accord avec l’une et/ou l’autre. Nous n’avons ni le droit, ni le pouvoir de jouer au gendarme. Surtout qu’à chaque fois où les occidentaux ont mis le pied dans un pays (Irak, Afghanistan) c’est devenu un bourbier et que l’exemple rapproché de la Lybie prouve bien que gagner une guerre éclair est aisée mais gagner la paix est très compliqué dans des pays où l’opposition est très hétérogène et parfois très proche des terroristes.
 
Que François Hollande prenne son téléphone, son avion, multiplie les contacts et les entretiens pour convaincre les autres pays et nous pourrons agir ensemble. Nous n’avons aucune légitimité pour envoyer des bombes sur des cibles.
 
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