229970C-Double_Face_colpor.jpgLes hommes politiques regardent avec attention leur indice de popularité. S’il s’agit d’un indicateur sur l’opinion que portent les Français sur telle ou telle personne, ce n’est pas pour autant que cela se convertit dans les urnes. Comment peut-on expliquer qu’un candidat très populaire stagne au dessus de la barre des 10 % alors qu’un candidat moins populaire vienne de passer en tête lors du premier tour (selon les sondages bien évidemment) ?
 
François Bayrou qui accumule les bonnes opinions ne décollent pas dans les sondages. Cela s’explique simplement par le fait que les personnes qui aiment bien le Béarnais préfèrent soit François Hollande, soit Nicolas Sarkozy. Au contraire ce dernier, qui a une côte forte de désamour, a réussi à remonter dans les sondages car ceux qui apprécient Sarkozy, votent Sarkozy. Le rapport est plus fusionnel entre le candidat et ses électeurs.
 
Il faut aussi dire que François Bayrou a joué la carte du recours donc du second choix, il est donc logique qu’il ait une bonne côte de popularité mais qu’il ne soit pas le premier choix des électeurs. D’ailleurs, la stratégie du recours quand on est à plus de 15 points des deux premiers parait difficilement audible.
 
Si la côte de popularité ne fait pas tout, elle a tout de même un impact. Nicolas Sarkozy arrivera-t-il à gagner malgré la défiance d’une partie de la population ? Nicolas Sarkozy est passé devant François Hollande (au premier tour) a l’issue d’une semaine forte. Il a fait les deux émissions politiques phares et son méga-meeting. Arrivera-t-il à conserver cette dynamique ?
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