IPAN-copie-1.jpgLa saison estivale est synonyme de vacances, de soleil, de plages. Pour les gens du voyage, c’est aussi synonyme de pèlerinages et de regroupements pour les gens du voyage. Qu’ils se soient sédentarisés ou qu’ils passent d’aire d’accueil en aire d’accueil (quand ils passent par les aires d’accueil), nombreux reprennent la route l’été pour se retrouver. D’ailleurs de nombreuses aires d’accueil ferment en juillet et août pour travaux.
 
Evidemment, cela pose des problèmes. Déjà, en juillet 2010, les gens du voyage (à ne pas confondre avec les Roms) avaient été pointés du doigt et Nicolas Sarkozy avait saisi la balle au bond pour faire son fameux discours de Grenoble. A l’époque, un seul ministre avait pris ses distances avec le discours sécuritaire : Hervé Morin.
 
Le sujet des gens du voyage refait surface. Après les déclarations de Christian Estrosi, c’est Gilles Bourdouleix qui s’y met. Dire : "Comme quoi, Hitler n'en a peut-être pas tué assez..." pour parler des problèmes avec les gens du voyage est juste hallucinant dans la bouche d’un élu. C’est inacceptable et immonde.
 
Si l’élu en question a dérapé fortement, il n’en reste pas moins le fond de l’affaire.
 
Il est inacceptable que des hommes et des femmes investissent des terrains publics ou privés pour s’installer le temps d’une halte. Il est odieux que des personnes, des entreprises ou des municipalités payent pour des dommages réalisés par des squatteurs ! Cela soit cesser et les forces de l’ordre doivent établir des constats et attaquer là où cela fait mal : au portefeuille.
 
Dans le même temps, il est clairement anormal que des municipalités ne respectent pas non plus la loi en ne réalisant pas les aires d’accueil prévues. Les mairies doivent être exemplaires s’ils veulent que soit respectée la loi.
 
Le sujet mérite mieux que des discours enflammés.
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