baillon.jpgHier, j’ai rejoint mon ami Jean-Paul Michel à Lagny dans le quartier République. Je me dois de vous raconter une anecdote surprenante.

 

Un jeune homme s’approche de nous et nous demande si l’on représente la mairie parce qu’il aime bien la maire de Lagny. Ce fut le premier et d’ailleurs le dernier à nous tenir ce discours. C’est ensuite que la conversation a pris une tournure inattendue. Nous lui avons demandé ce qui provoquait tant d’amour. Il nous a répondu : « Je commence à travailler lundi à la mairie ». A la limite, c’est une bonne chose pour lui. Evidemment, nous lui avons demandé ce qu’il y ferait et la réponse a été surprenante : « je ne sais pas, peintre en bâtiment, je crois ».

 

Sa réaction a éveillé ma curiosité. Je sais c’est un vilain défaut. En discutant, nous avons appris qu’il y a quelques semaines, il était assis sur un banc avec 3 copains. Madame le maire les a vu et leur a proposé un travail. 3 ont accepté, le quatrième a préféré chercher un « un vrai patron ». Sympa non ?

 

Certains diront que la maire de Lagny se préoccupe de l’emploi, d’autres noteront que le hasard du calendrier fait que des jeunes trouvent des emplois dans les collectivités, juste avant les élections municipales. C’est sûrement une coïncidence. Ne soyons pas mauvaise langue en disant qu’il s’agit d’un achat de voix au frais de la collectivité mais reconnaissons seulement que ces jeunes hommes et leur famille auront plus de facilités à voter pour la maire sortante.

 

Le vrai problème est que si les collectivités sont contraintes en termes de communication, elles ne le sont pas en termes de recrutement. Donc selon la probité et la moralité des élus, les collectivités agissent différemment.

 

On comprend mieux l’expression en politique « la prime au sortant » …

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