arme.jpgLe président a été hué un 11 novembre. Ce n’était ni le moment ni l’endroit. Lors des commémorations, il représente la France qui n’oublie ses morts. Notre république n’oublie pas ceux qui ont défendu leur pays, notre pays au péril de leur vie. Mais au-delà de cet acte, il y a quelque chose de frappant.

 

Chaque déplacement est l’objet d’une démonstration de réprobation de la politique menée. L’actualité est pleine d’actes qui touchent à notre république et à nos symboles : écoportiques, radars, etc… Là aussi, si on peut comprendre la détresse de certains, il n’est pas acceptable que le gouvernement soit aussi laxiste pour défendre ses biens.

 

Les seuls records que François Hollande bat, sont ceux de l’impopularité. A la limite, on peut imaginer un homme politique qui, dès le début de son mandat, annonce qu’il se moque de son image. L’important serait les réformes structurelles à mener. Hormis le mariage pour tous qui est une bonne évolution, qu’a fait le gouvernement ? A chaque fois, on voit le même schéma. Une idée, bonne ou mauvaise, est lancée. Puis quelques jours plus tard, c’est la marche arrière. Autant, j’ai toujours respecté les hommes qui se battaient pour d’autres idées que les miennes, autant là, je ne vois pas de cap.

 

Revenons deux secondes sur l’écotaxe, taxe dont le seul défaut est d’être mise en place après toutes les taxes créées par le gouvernement. Le gouvernement annonce qu’il sera ferme et qu’elle sera mise en application. Puis il la suspend et laisse les portiques et bornes être brûlées. Enfin, nous savons tous que les élections passées, cette écotaxe sera remise en place.

 

Alors, est-ce que le soldat Hollande peut être sauvé et si oui par qui ou par quoi ? Il joue la carte de l’emploi mais lutte en même temps contre l’économie. Comme si les entreprises pouvaient embaucher alors que la pression s’accentue chaque jour. Personne ne croit en vrai retournement de la courbe du chômage. Peut-être que les emplois aidés et les radiations infléchiront la courbe mais est-ce qu'il ne faudrait pas plutot jouer les emplois dans le privé ?

 

Alors faut-il tenter la carte du remaniement ? Si l’opposition l’appelle de vœux les plus chers, il est plus surprenant de voir un député PS (avant d’autres ?) en faire autant. Si la solution est retenue, il faut définir une date : avant les municipales, entre les municipales et les européennes ou après les européenne. Les trois possibilités comportent avantages et inconvénients. Avant des élections, il y a le risque que le nouveau gouvernement soit désavoué par les urnes. Par contre, cela permettra peut-être de limiter la casse. Après les élections, cela fait loin et François Hollande risque encore de descendre dans l’opinion même si à un moment, il aura atteint le fond et ne pourra plus que remonter.

 

Faut-il dissoudre ? Ce serait courageux mais est-ce la qualité que l’on peut mettre en avant chez François Hollande ?

 

Faut-il compter sur la politique étrangère ? Là encore quelle est la ligne définie ?

 

Le 17 avril 2002, Jacques Chirac disait « la montée des extrémistes, c’est toujours la sanction de l’inaction ». C’était avant les résultats du 1er tour qui ont surpris beaucoup. Aujourd’hui le FN est très très haut et le gouvernement n’agit guère plus. Par contre, n’enterrons pas tout de suite le président de la République car il a toujours su rebondir. Mais le peut-il encore ?

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