229970C-Double_Face_colpor.jpgLa situation de l’emploi est préoccupante. Il est important de vite réagir. Le gouvernement a choisi de répondre à la crise de l’emploi par « Les contrats d’avenir ». Comme il serait mal venu de juger une idée selon son émetteur, regardons d’un peu plus près le projet de loi qui sera soumis aux parlementaires.

 

Le contrat d’avenir est un contrat aidé à durée déterminée, pris en charge à 75% par l’Etat et s’adressant aux jeunes de moins de 25 ans sans ou avec peu qualification. « Ces nouveaux emplois seront pour l’essentiel créés dans des activités d’intérêt général et d’utilité sociale, par des employeurs appartenant au secteur non marchand » donc dans le public, dans nos collectivités territoriales, etc… Cela insinue-t-il que le social ou l’environnement ont besoin d’une main d’œuvre non qualifiée ? D’ailleurs, il faudra bien définir ce qu’est une personne qualifiée ou non et espérer que les étudiants qualifiés ne souffrent pas trop d’une concurrence déloyale.

 

Le coût du dispositif se calcule en milliards d’euros pour une action limitée dans le temps. Il serait dommageable que ces contrats d’avenir se terminent comme les « emplois jeunes » jospin dont ils sont les successeurs.

 

Maintenant, il est temps pour moi de donner un avis, mon avis. Ces « contrats d’avenir » s’apparentent à une rustine beaucoup trop petite pour stopper l’hémorragie d’emplois. La France a besoin d’une solution durable et non d’une mesure temporaire. L’emploi doit se créer dans le privé en baissant les prélèvements sur les entreprises et non dans le public en ayant recourt aux impôts des Français. La TVA sociale que les socialistes ont sacrifiée sur l’autel de l’antisarkozysme, était une solution pour baisser les coûts salariaux sans toucher aux revenus des employés. Alors au lieu de créer de nouveaux dispositifs temporaires, il est urgent de remettre en place une tva emploi qui permettrait de donner de l’air à nos entreprises.

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