plume.gifLes éditorialistes et commentateurs politiques ont une visibilité que peu d’hommes politiques ont. En effet, chaque jour, on retrouve les mêmes personnes émettre leur avis à la radio, à la télé, dans la presse écrite. Certains sont mêmes d’affreux cumulards en étant à la radio le matin puis à la télé le soir (voire l’inverse) ou bien en étant rédacteur en chef d’une édition papier et en réalisant des piges sur les ondes.
 
Au final, ces commentateurs deviennent des acteurs de la vie politique mais sans avoir à rendre compte aux électeurs. Ils ont le pouvoir de faire et de défaire l’image des potentiels candidats même le pouvoir d’améliorer ou non la notoriété de certains. En effet, si l’on ne parle jamais d’un candidat, les auditeurs, les lecteurs ou les téléspectateurs n’ont pas le loisir de se faire un avis. C’est d’ailleurs un cercle vicieux : on parle de ceux qui sont connus, donc ils sont de plus en plus connus et comme ils sont connus, on reparle d’eux pour faire de l’audience.
 
Certains politiques ont trouvé la méthode pour que l’on parle d’eux : ils ont attaqué les journalistes pour que ceux-ci se défendent et donc évoquent le nom du candidat : François Bayrou en 2007 et Mélenchon en 2012 en sont les exemples les plus frappants. Le coup médiatique devient plus important que le travail réalisé sur le terrain. C’est triste et cela ne sortira pas la France du marasme.
Retour à l'accueil