Boussole2.jpgAprès Jésus qui a changé de l’eau en vin, puis Midas qui changea le sable en or, l’homme change le cheval en bœuf. L’affaire des plats surgelés présente plusieurs angles. Un plat préparé, de la nourriture, vit la même expérience qu’un ordinateur ou une voiture. Des composants, là des ingrédients, viennent du monde entier pour être assemblés en un point. Comme pour les médicaments ou les pièces auto, il y a de la contrefaçon. Le bœuf a été parfois remplacé par du cheval.
 
Il y a tout de même une question que l’on peut se poser : comment se fait-il que la traçabilité obligatoire pour les restaurants, pour la viande fraiche ne soit pas indispensable dans le cadre des plats préparés ? A partir de ce moment là, on peut s’interroger sur le reste du produit. Pourquoi des filtres n’ont-ils pas été mis en place ?
 
Ne soyons pas populistes et ne critiquons pas la mondialisation juste pour le plaisir. Aujourd’hui si des industriels achètent de la viandes via des traders dans des pays étrangers, c’est bien sûr pour réduire les coûts de production et donc pour être plus compétitifs. Bien sûr, on pourrait dire que les industriels n’ont qu’à acheter de la viande française mais il y aura toujours un homme qui sera appâté par le gain. Par contre, si l’on met en place des normes, un étiquetage obligatoire alors peut-être que les industriels seront obligés de travailler localement pour garantir l’origine de la viande.
 
Tous les produits, tous les acteurs de la filière ne sont pas des truands. Comme souvent, il s’agit de quelques individus avides de profits qui donnent une image négative d’un secteur.
 
Enfin, cette affaire permet quand même de rappeler que Benoit Hamon est bien ministre. Dans cette histoire, il y aura au moins un gagnant !
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