magie_1.jpgSurprise dans les rangs de la majorité présidentielle : Nicolas Sarkozy annonce lors d’une interlocution télévisuelle qu’il ne sera pas candidat à sa succession. A la manière de Jean-Louis Borloo qui n’avait prévenu aucun de ses proches, Nicolas Sarkozy prend à contrepied toute la majorité avec des arguments solides. Il ne peut pas réaliser une campagne électoral parce qu’il a été élu pour être Président jusqu’au bout de son mandat et surtout en période de crise.

Dans les rangs de l’UMP, on loue le sérieux de la réaction et la stature du chef d’Etat. La lutte pour la succession commence et se joue à base de sondages. Les quelques centristes, qui avaient appelé à soutenir Nicolas Sarkozy, se retrouvent totalement désarçonnés (une deuxième fois pour certains). Faut-il alors appeler à voter François Bayrou qui s’enracine dans sa posture du ni – ni, se reporter sur un candidat déjà déclaré (Boutin, De Villepin ou Morin) ou miser sur un nouveau candidat ?

Même au PS, cette nouvelle situation ne plait guère. En effet, les socialistes comptaient sur le rejet de l’actuel président pour s’assurer une victoire. Les cartes sont totalement rebattues. François Bayrou devient l’adversaire principal et n’est pas comptable d’un bilan.

Evidemment, c’est de la fiction. Il n’y a quasiment aucune chance que Nicolas Sarkozy annonce dimanche soir qu’il change de vie mais bon la politique réserve parfois de grosses surprises.

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