soutenir afficheHervé Morin, Président du Nouveau Centre et candidat à l’élection présidentielle, a effectué ce lundi 30 janvier 2012 un déplacement dans le Cher sur le thème de l’énergie et du développement durable.

Après avoir visité une installation photovoltaïque, Hervé MORIN s’est rendu à Bourges pour une visite de la Chaufferie urbaine bois et du nouveau siège du Syndicat départemental d’énergie du Cher, premier bâtiment public à énergie positive de la région Centre.

Au cours de ce déplacement, Hervé MORIN a détaillé ses propositions sur la politique énergétique de la France et de l’Europe, rappelant la priorité absolue que représente la lutte contre le réchauffement climatique, une menace à court terme pour l’humanité toute entière et dont chacun connaît les conséquences environnementales mais aussi géostratégiques liées notamment à la hausse du niveau des océans.

1. Un discours de vérité sur le nucléaire pour sortir ce débat des postures extrêmes et démagogiques

Le débat sur le nucléaire est devenu l’otage des extrêmes, qu’il s’agisse d’écologistes irresponsables qui demandent la fermeture de nos centrales nucléaires sans proposer d’alternative crédible, ou du lobby pro-nucléaire qui freine de toutes ses forces une évolution indispensable du bouquet énergétique français.

Le temps est venu de sortir des postures et des tabous sur le nucléaire qui représente aujourd’hui près de 80% de notre bouquet énergétique. Hervé MORIN a proposé de ramener progressivement à 60 % la part du nucléaire d’ici à 15 ans et à intensifier nos efforts sur les énergies renouvelables que sont en particulier le solaire, la géothermie et la biomasse.

Il ne faut pas cacher aux Français les enjeux liés au démantèlement du parc de nos centrales nucléaires ainsi que ceux relatifs à la construction de nouveaux réacteurs alors que 21 réacteurs ont aujourd’hui plus de 30 ans d’activité.

S’agissant la sécurité des centrales nucléaires, la priorité numéro 1, Hervé MORIN a réaffirmé qu’il s’agit d’une exigence absolue et a salué la gestion du dossier par les autorités françaises à la suite de la catastrophe de Fukushima. Mais il a appelé l’Etat à prendre l’engagement formel d’être le pilote et le garant des recommandations formulées par l’Autorité de sûreté nucléaire dans son rapport du 3 janvier dernier, pour s’assurer de leur mise en œuvre réelle par les exploitants des centrales nucléaires. Ce n’est ni à Areva, ni à EDF mais à l’Etat de le faire.

2. L’organisation d’un référendum sur les choix énergétique de la France


L’article 11 de la Constitution énonce qu’« un référendum peut porter sur tout projet de loi relatif à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent ».
Il faut réhabiliter la pratique du référendum qui n’est pas là pour renforcer une majorité ou affaiblir un gouvernement mais qui doit devenir un instrument démocratique moderne au service de politiques nouvelles décidées par les citoyens.

Hervé MORIN a plaidé en faveur de la tenue d’un référendum sur les choix énergétiques stratégiques de la France, indiquant qu’il pourrait s’agir d’un référendum d’initiative populaire et appelant à l’adoption rapide de la loi organique permettant l’entrée en vigueur du nouvel article 11 de la Constitution voté lors de la révision constitutionnelle de 2008.

3. Une idée neuve pour répondre à la précarité énergétique : l’instauration, pour les particuliers, d’un tarif réduit de l’électricité et du gaz

Depuis un an, le prix de l’énergie a augmenté de près de 15 %, voire même 20 % pour le gaz. Ces hausses impactent d’abord les personnes et les foyers les plus modestes.

La dépense supplémentaire liée à la hausse des prix de l'énergie s’élève entre 900 et 1000 euros par an pour une famille se chauffant au gaz ou au fioul et faisant un plein d’essence par semaine. On estime en France à 3,5 millions le nombre de foyers en situation de précarité énergétique.

Pour protéger les plus fragiles tout en incitant les plus aisés à réduire leur consommation d’énergie et à la rendre plus responsable, Hervé Morin propose d’instaurer un tarif réduit de l’énergie, applicable aux particuliers, et non aux entreprises.

Le principe est simple : les premières dizaines de kWh consommés, qu'ils soient électriques ou fossiles, doivent être proposées à des tarifs très peu élevés. Il s'agit en effet de répondre aux besoins vitaux : avoir un minimum d'eau chaude sanitaire, s'éclairer, alimenter le réfrigérateur… Ensuite, les prix augmentent par tranches : les consommations intermédiaires sont fixées à des coûts proches des coûts actuels ; enfin, plus on consomme, plus le prix unitaire est élevé, ce qui incite à une consommation responsable.

4. La création d’une Communauté européenne de l’énergie

Avec près de 500 millions de consommateurs, l’Union européenne représente le deuxième marché de l’énergie au monde.

Hervé Morin propose la création d’une Communauté européenne de l’énergie, véritable CECA du 21e siècle. C’est un projet aussi vital que le traité de Rome ou l’Acte unique pour donner à l’Europe sa souveraineté énergétique. Cette Communauté européenne de l’énergie, constituée entre des volontaires, pourrait s’ouvrir à des pays non membres de l’Union européenne, comme la Norvège.

Ses principes seront les suivants :
• Le respect de la subsidiarité qui signifie que les Etats restent maîtres de leur choix énergétiques mais que ces choix sont complémentaires et convergent vers la création d’un bouquet énergétique commun dans le cadre d’objectifs ambitieux liés au développement des énergies renouvelables.
• La sécurisation des approvisionnements, ce qui suppose de diversifier nos sources et de définir un cadre politique et juridique commun des relations que nous entretenons avec les pays fournisseurs, en particulier avec la Russie.
• La solidarité entre les pays membres avec la mise en place d’un mécanisme d’assistance mutuelle en cas de rupture d’approvisionnement.

5. La création d’une Taxe carbone à l’échelle de l’Union européenne

Hervé MORIN a proposé la création d’une taxe carbone aux frontières de l’Union pour rétablir une juste concurrence avec nos partenaires commerciaux qui ne sont pas soumis aux mêmes contraintes environnementales que celles applicables sur le territoire de l’Union européenne. Le produit de cette taxe carbone sera intégralement reversé au budget de l’Union qui disposera ainsi de véritables ressources propres.

6. Mieux former aux métiers de l’environnement pour être au rendez-vous de la croissance verte

Réussir l’après-crise, c’est réussir la transition vers une nouvelle croissance, créatrice de richesses et de bien-être supplémentaires. La croissance verte va s’appuyer en particulier sur les outils issus des nouvelles technologies de l’information, de la recherche et de l’innovation.

Or aujourd’hui, faute de formation adaptée, il manque à la France 800 000 emplois par rapport à l’Allemagne dans les métiers de l’environnement. Le secteur le plus directement concerné est celui du bâtiment où plus de 300 000 créations d’emplois sont attendues, en particulier dans le secteur de la rénovation et de l’isolation thermique.

Pour être au rendez-vous de la croissance verte de demain, Hervé Morin propose la création de pôles régionaux de compétitivité verte fondés sur les métiers de l’environnement pour fédérer les entreprises qui interviennent dans le domaine du développement durable. Ces pôles permettront de drainer des fonds vers le secteur environnemental et de développer l’emploi au coeur des territoires.
Il propose également que 5% du budget de formation des régions soient réorientés vers des formations de formateurs pour des emplois définis comme prioritaires au regard du développement durable.

7. Garantir la stabilité juridique et fiscale pour favoriser les investissements de long terme

Nous ne réussirons à créer ces centaines de milliers d’emplois et à développer ces secteurs stratégiques nouveaux que si nous donnons aux acteurs économiques la stabilité juridique et fiscale qu’ils réclament tous les jours.

Il faut en finir avec les changements incessants de la législation. On modifie les lois tous les ans, les règles tous les 6 mois et les procédures tous les 3 mois. Dans ces conditions, comment investir sur le long terme lorsque les règles du jeu changent en permanence ?

Hervé MORIN a pris un engagement simple : que toute nouvelle loi votée pendant le quinquennat ne soit plus modifiée jusqu’à la fin de la législature.

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