bebe-pleure.jpgEnfants fatigués, activités inégales, la réforme des rythmes scolaires, lancée sans expérimentation, fait de nos enfants des cobayes. Si au pays des Bisounours, l’utopie de Vincent Peillon est fantastique, sur le terrain, dans nos écoles, la vérité est moins rose. Entre un personnel peu formé et des finances exsangues, les communes regardent l’Etat se décharger sur elles tout en réduisant la DGF (Dotation Globale de Fonctionnement). Moins de rentrées, plus de charges, cela sent le service de moins bonne qualité et/ou une hausse d’impôts massive après les élections municipales.

 

Pire, selon que vous serez riches ou pauvres, il y aura une sélection. Alors que l’école est sensée fournir à tous les enfants de France les mêmes bases, il est institué par le gouvernement socialiste des différences. Si on habite dans une commune riche, alors la municipalité pourra payer de vraies activités éducatives et ludiques aux enfants avec du personnel vraiment formé. Par contre,  si on habite dans une commune pauvre alors les activités se résumeront à de la garderie.

 

Alors soit l’Etat finance les PEDT (Programmes Educatifs Territoriaux) soit il faut faire preuve de courage et reconnaitre l’erreur de la réforme. Aujourd’hui, l’Etat verse 50 € par élève pour le lancement alors que cela coûte en moyenne 150 €. En septembre 2015, l’Etat ne versera plus les 50 €. A ce moment-là, l’inégalité sera vraiment frappante.

 

Dans l’immédiat, il est urgent de sursoir à la mise en place de cette réforme pour tous. L’objectif n’est pas de faire vite mais de faire bien, surtout lorsque nous parlons de nos enfants !

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