prison.gif2014 est l’année du retour du matricule sur les uniformes des forces de l’ordre. « C’est peut-être un détail pour vous mais pour moi cela veut dire beaucoup » comme écrivait Michel Berger. Les policiers et gendarmes deviennent suspects et on leur colle un numéro visible par tous pour qu’ils soient attaquables. D’ailleurs, ils ne sont plus hommes ou femmes mais des numéros. C’est assez désagréable.
 
Les Français n’ont pas besoin de suspecter leur police. Ils ont besoin que la police et la gendarmerie fassent leur travail et cela de manière cohérente. Bien sûr, comme dans tous les groupes, il y a des personnes moins vertueuses. Il s’agit d’une minorité évacuée petit à petit. La police et la gendarmerie ont besoin de moyens humains et techniques. Elles ont besoin de partenariats avec les collectivités pour un travail réfléchi et sérieux.
 
La sécurité est un droit. La « Déclaration universelle des droits de l’homme » en fait écho dès l’article 3 : « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ». Ne laissons pas croire que l’insécurité monte parce que les policiers n’étaient pas reconnaissables via un numéro. L’insécurité monte parce que tout au long de la chaine (de la prévention à la réinsertion en passant par la répression et la comparution) nous baissons les bras. Alors oui, demain ensemble, parents, enseignants, associations, policiers, gendarmes, procureurs, services pénitenciers, nous pouvons agir pour améliorer la situation. Mais arrêtons de toujours pointer du doigt les fonctionnaires qui font ce que beaucoup d’entre nous ne feraient pas : enseignants ou policiers.
 
Alors il est temps que chacun prenne ses responsabilités et surtout que l’on ne critique plus les forces de l’ordre alors que lorsque l’on en a besoin, nous sommes tous bien contents de les trouver.
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