plume.gif« Si les Roms n’existaient pas, dites moi pourquoi les politiques existeraient » aurait dit Joe Dassin. Entre un ministre de l’intérieur (et surtout de la communication) et une ministre du logement qui se veut durable à son poste, il y a de l’eau dans le gaz de schiste. Il y a un moment où, le gouvernement tiraillé entre la communication pré-électorale et le dogme, va devenir inaudible. Ah, on me glisse dans l’oreillette que c’est déjà le cas.
 
Ce n’est pas la première fois que la communication du gouvernement est chaotique. D’ailleurs chaotique est un mot bien faible. Une seule fois, une seule, une ministre a subi les foudres du président. Le pire dans tout cela, c’est que les fautifs ne sont pas ceux qui se contredisent à longueur de journée. Non, les fautifs se sont ceux qui les laissent faire. Où est l’autorité de l’Elysée ou de Matignon ? Nul ne le sait.
 
Alors les Roms, on les expulse, on les accueille, on ferme les yeux, on ose regarder la situation en face, concrètement on fait quoi ? On les laisse dans les bois, dans les bidonvilles, on leur ouvre les portes des hôtels, on les renvoie chez eux ? Je caricature à peine. Ce qui est sûr, c’est que les Roms ont la liberté de circuler et bientôt celle de s’installer et que cela fait peur à certains. Rappelons quand même qu’en France, nul n’a le droit de s’installer sur le domaine privé ou public donc même si les Roms acquièrent les mêmes droits que les autres Européens, ils n’auront toujours pas le droit de résider dans des bidonvilles illégaux (d’un autre côté, j’espère qu’il n’y a plus de bidonville légaux en France) ou des bois.
 
Alors stop aux fantasmes portés par le FN et accélérés par une communication gouvernementale digne de la cour d’école. Les Roms, et nous autres, n’avons pas le droit de nous installer illégalement sur le domaine public ou privé. Ceux qui commettent des délits, Roms ou pas, doivent être jugés et punis. Voilà qui est clair. On doit traiter les Roms comme on traite les autres citoyens avec les mêmes droits et les mêmes devoirs !
Retour à l'accueil