guillotine.gifNotre gouvernement a choisi la carte du fatalisme. La courbe du chômage ne variera pas avant la fin de l’année. Rien ne sert de lutter, il suffit d’attendre. La démarche est un peu spéciale, voire totalement surprenante. Sur certains sujets, le gouvernement a su accélérer, le gouvernement a su prendre tout le monde de vitesse même si cela a mis de l’huile sur le feu (comme sur le mariage pour tous par exemple ou la sécurisation de l’emploi sachant qu’au final le vote du texte est reporté au 14 mai) mais la création d'emploi ne semble guère être un objectif ?

 

Ce n’est pas en s’attaquant aux services à la personne que l’on va créer des embauches. Ce n’est pas en s’attaquant aux auto-entrepreneurs que l’on va favoriser la création d’entreprises. Ce n’est pas en blâmant ceux qui réussissent que l’on incitera la volonté de succès.

 

Les dispositifs mis en place ne fonctionnent pas. Les emplois d’avenir sont loin d’être plébiscités. Il faut dire que le gouvernement se moque bien des collectivités. D’un côté, il baisse des dotations et de l’autre, il demande des embauches (comme si les collectivités locales avaient conservés un effectif constant depuis de nombreuses années). Les contrats de génération servent d’effet d’aubaine. Ce n’est pas moi qui le dit mais le CAE (conseil d’analyse économique) présidé par le premier ministre lui-même.

 

Il est temps d’agir, temps de ne plus s’interroger et de lever les freins à la création de richesses, à la création d’emplois. Oui, attaquons sérieusement la fiscalité qui pèse sur les entreprises et qui proportionnellement touche plus fortement les petites. Une entreprise qui a les moyens de se développer, d’investir est une société qui peut embaucher !

 

C’est bien de vouloir agir pour les jeunes, encore faut-il le faire de manière intelligente et surtout il ne faut pas oublier les plus de 25 ans ? C’est toute la machine qu’il faut faire redémarrer. Il y a urgence alors n'attendons pas le futur pour agir.

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