magie_1.jpgParmi les réformes qui ne devaient subir aucune contestation, il y avait la réforme du rythme scolaire. Lors de la suppression d’une demi-journée par Xavier Darcos, les syndicats s’étaient tellement opposés à l’idée que Vincent Peillon s’imaginait tranquille. Mais que nenni ma petite dame. Il faut dire que la concertation à la mode PS n’est pas forcément au goût des syndicats ni des collectivités.

 

Je passe sur la fausse bonne idée qui consiste à laisser chaque commune choisir l’année de son passage à la semaine de 4,5 jours. Si cela semble bien que les maires puissent prendre la décision, cela s’avère plus compliqué pour les communes qui partagent écoles et centre de loisirs. De même, les associations que les jeunes membres fréquentent le mercredi matin (ou le samedi) vont-elles réussir à s’organiser si toutes les communes du secteur ne se calent pas sur le même calendrier ?

 

Si l’on veut réussir une réforme ambitieuse qui serait bénéfique pour nos enfants, il faut prendre le temps de bien fixer les objectifs, de bien fixer les modalités avec les associations, les collectivités, les parents d’élèves et le corps enseignant. Mieux vaut une réforme pérenne un peu longue à mettre en place qu’une réforme bâclée sur laquelle nous reviendrons dans deux ou trois ans.

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