finance.jpgQu’on l’appelle TVA anti-délocalisation, TVA sociale, ou TVA emploi, le principe reste le même : transférer les taxes du travail à la consommation. Au niveau philosophique, il est logique que l’on prélève plus ceux qui consomment que ceux qui produisent. Dans l’idée que nous portons, il s’agit de baisser les charges patronales et salariales pour permettre une baisse du coût de production (gain de productivité) et une hausse du salaire net (gain de pouvoir d’achat).

 

La plupart des partis (sauf ceux qui considèrent l’entreprise comme un ennemi) sont assez d’accord sur le principe d’une baisse des charges sur les entreprises. Par contre, les avis divergent sur le moyen de financer le projet. Le PS n’a pas aucune idée claire sur les leviers à activer pour contrebalancer le coût. Le FN n’a pas non plus de projet économique crédible. Pour financer une baisse des charges, il propose une taxe sur les transactions financières que les autres partis ont imaginées et mettront en place pour réduire le déficit. Grosso-merdo, le FN n’a pas non plus d’idées.

 

Aussi les partis sérieux proposent une augmentation de la TVA. Le prix des produits conçus et des services en France ne bougera guère (la baisse du produit hors taxe provoquée par la baisse des charges compensera en partie la hausse de la TVA). Les produits importés seront impactés et seront moins compétitifs. Cela permettra de relancer notre industrie.

 

La TVA emploi n’est pas un outil miracle qui changera radicalement la vie. Il faut qu’elle soit placée dans un dispositif clair. Le Nouveau Centre propose la TVA emploi, la semaine de 37 heures et un small business act réservant aux PME certains marchés.

 

C’est un peu comme une commune installait un système de vidéosurveillance, sans avoir de police municipale sur le terrain et une pièce pour observer ou enregistrer les images.

 

Ne soyons pas populistes et expliquons aux Français la vérité : il n’y a pas une solution miracle. D’ailleurs, si nous prétendions le contraire, nous croiraient-ils ?

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